Autres violences sexistes et sexuelles

Violences sexistes et sexuelles au travail

1 femme sur 3 (32%) a déjà été confrontée à au moins une situation de harcèlement sexuel sur son lieu de travail au sens juridique du terme.

De quoi parle-t-on ?

Le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles peuvent être précédés, accompagnés et/ou suivis d’autres formes de violences qui sont également interdites et punies par la loi et notamment les agissements sexistes, le harcèlement moral et les mesures discriminatoires.
Contrairement à la séduction qui se base sur un rapport d’égalité, le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles reposent sur des rapports de domination.

Les formes verbales ou visuelles de harcèlement sont les atteintes les plus répandues.

Les femmes ayant adopté une stratégie « active » en en parlant à un interlocuteur susceptible de solutionner le problème en interne (ex : supérieur hiérarchique, syndicat) restent peu nombreuses : 7% à 16% selon les cas d’après l’enquête sur le harcèlement sexuel au travail réalisée par l’IFOP en février 2018.

Il n’existe pas de profil type de l’agresseur : tous les âges et les catégories professionnelles sont concernés. L’auteur peut être encadrant supérieur ou de proximité, collègue, tuteur/maître de stage, élu, médecin, … Seule une minorité de femmes de l’enquête IFOP 2018 sur le harcèlement sexuel au travail déclarent que l’auteur était un supérieur hiérarchique.

En cas de harcèlement moral ou sexuel, l’agresseur met en place différentes stratégies visant à assurer sa domination sur la victime et son impunité. Il fait en sorte de se retrouver seul avec la victime, en lui imposant le silence à travers des menaces, en reportant la responsabilité sur elle, en la culpabilisant et en l’isolant du reste de l’équipe.

Les victimes, pouvant être quotidiennement au contact de l’auteur des faits, hésitent souvent à en parler par peur de perdre leur travail, peur des représailles sur leurs proches ou leurs enfants, peur de ne pas être crues…

Repérer

Troubles professionnels

Dans l’exercice de son travail : diminution brutale de la concentration, de l’investissement professionnel, absentéisme inhabituel et injustifié.

Dans le suivi de sa formation pour les élèves ou stagiaires : chute brutale des résultats, absentéisme inhabituel et injustifié en formation et/ou en stage.

Symptômes associés

  • Dépression
  • Agressivité envers les autres et soi-même
  • Changements soudains d’humeur, de caractère ou de comportements
  • Isolement
  • Repli sur soi,
  • Troubles émotionnels
  • Mutisme
  • Atteinte à son image corporelle et à l’estime de soi

Être encore plus attentif et attentive envers les personnes handicapées car de nombreuses femmes en situation de handicap ont souvent plus de difficultés à dénoncer les violences.

Agir

Soutien du collectif de travail et « tolérance 0 »

Un collectif de travail qui communique largement sur l’interdiction des violences rend plus complexe leur commission et facilite la parole de la victime et des éventuels témoins.

Signalement des violences

En interne : S’adresser à l’employeur, aux représentants du personnel, aux médecins du travail, aux inspecteurs du travail ou au médecin traitant.

En externe : Porter plainte au pénal et demander des dommages et intérêts.

Rôle de l’employeur

Les procédures pénales, civiles et disciplinaires sont indépendantes les unes des autres. Ainsi un employeur n’a pas à attendre le verdict du procès au pénal pour sanctionner l’auteur des faits et protéger la victime.

L’employeur doit prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de prévenir les faits de harcèlement sexuel, d’y mettre un terme et de les sanctionner (Article L1153-5 du Code du travail).

Soutien psychologique : Orienter la victime vers l’assistant ou l’assistante de service social ou le médecin du travail, de prévention ou du service de médecine préventive.

Ressources

Documentation

 

Associations spécialisées

CIDFF de la Gironde
(Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles)
13 rue Thiac, 33000 Bordeaux

Tel : 05 56 44 30 30
Mail : cidff.gironde@orange.fr

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